I. Remake de Ocarina for Time : des enjeux énormes !
Avant d'entrer dans le vif du sujet, il faut ici souligner une évidence : avec le remake de The Legend of Zelda : Ocarina of Time, bigN prend des risques.
Pas autant qu'en se lançant dans le remake des Zelda sur Philips CDI, mais tout de même.
Il faut se souvenir que OOT - pour les intimes - demeure le jeu le mieux noté tant des joueurs que de la presse et est considéré, à raison, comme le meilleur jeu de tout le temps, le GOAT !
" The GOAT, modernised" Nintendo, déposition faite lors du Zelda Direct du 8 septembre 2026
Alors, remake 1:1 (structure à l'identique du jeu initial) ou refonte totale type FF7 remake ? Les deux choix ne peuvent se cumuler ... Debriefing !
II. Un remake graphiquement enchanteur
1ère évidence, et non des moindres : graphiquement, ça envoi du bois. Alors oui, il y aura toujours des déçus et des rageux, mais il faut savoir rester un minimum objectif.
La DA semble respecter au poil celle de l'épisode N64, les personnages et environnement sont sublimés, le tout demeurant impressionnant et constituant un bon en avant énorme pour une console Nintendo.
Sur ce point, point débat!
III. Un gameplay modernisé mais conservateur (oui oui)
Sur le plan du Gameplay, on ne chamboule pas le jeu original : toujours le système de lock autour des ennemis, visiblement un bouton d'attaque / un de défense, un système de visée pour les armes : un conservatisme assumé afin de ne pas dénaturer l'œuvre originelle.
Des nouveautés tout de même, discrètes mais bienvenues, moins synonymes de révolution que de confort : le saut est dorénavant sur simple pression d'un bouton, la caméra est libre, les menus sont retravaillés.
Timide pour certains ? Interrogeons les avocats des parties.
IV. Que dit l'avocat du diable ?
De nouveau le GOAT ? Impossible ! Le remake, soit-il d'un jeu si bon à l'origine, s'avérera trop timide et souffrira du comparatif avec Breath Of The Wild en ce qu'il a pu apporter : un monde ouvert sans limite et sans chargement, un système semi-rpg d'arme & de tenues, une exploration et un sentiment d'aventure à son paroxysme...
Nintendo n'aurait-il pas gagné à faire un "BOTW au sein de OOT Remake", en reprenant le système d'escalade dudit BOTW et sa liberté dans la map originelle - revue, magnifiée et amplifiée - afin de redécouvrir l'aventure sous une nouvelle inconnue et un nouveau sentiment d'aventure ?
On aurait pu imaginer, à l'instar de FF7, un jeu découpé en 2 parties :
une partie 1 sur l'enfance : non accès à l'intégralité de la nouvelle carte mais nouveautés scénaristiques, nouveaux donjons, cheminement bouleversé...
Une partie 2 ouvrant l'accès à l'âge adulte, à l'intégralité de la map, à de nouveaux moyens de locomotions, etc.
Excellente remake ? Sans doute ! GOAT ? Jamais !
V. Arguments de la défense, la parole à l'ADJV
A titre personnel, j'ai grandi avec OOT sur Nintendo 64 ; il m'a laissé des souvenirs impérissables et sa suite, Majora's Mask, reste mon jeu préféré ever (à égalité avec FF7 rebirth depuis que je l'ai terminé, tiens tiens...)
Un remake, par nature, ne pourra jamais satisfaire tout le monde : remanier en profondeur le jeu ne plaira pas à ceux souhaitant un remake 1:1, et vice-versa.
Nintendo semble ici faire preuve d'une "conservation contrôlée" : le même jeu sublimé, dont les nouveautés seront distillées sans prendre le pas sur le socle principal.
A mon sens, un remake total aurait été plus "aisé" afin de transcender l'original, mais au risque que les deux soient, en finalité, 2 jeux distincts.
L'exemple de FF7 est parlant : le remake ne remplace pas l'original tant ils sont, en finalité, différents.
Egalement, une refonte totale aurait pris le risque de distiller le scénario qui était pourtant central et de faire perdre de l'intensité aux sentiments procurés - point faible de BOTW pour ma part.
Finalement, le point décisif sera celui là : le sentiment et le frisson, manette en main.
VI. pré-verdict : les émotions comme critère déterminant ?
L'ocarina du temps m'a manqué.
OOT (et M'M davantage pour ma part ...) tissaient un lien fort avec le joueur : ils l'impliquaient dans l'aventure, lui apprenaient ses musiques via l'ocarina, lui faisaient vivre des émotions fortes et en faisaient le personnage principal sans jamais perdre de rythme.
Et c'est cela, pour moi, un vrai jeu vidéo puissant : qu'il me marque par le récit qu'il me fait vivre et l'aventure personnelle qu'il m'aura apporté.
Les derniers Zelda, aussi grands soient-ils, ont manqué chez moi de cette implication - en étant pourtant des chefs d'œuvre - par une musique plus discrète et une légende moins présente.
The Legend of Zelda : Ocarina of Time remake, avec son récit retravaillé, son côté plus cinématographique assumé et ses musiques orchestrales pourrait bien ramener ce sentiment à son paroxysme, notamment s'il ajoute de nombreux contenus annexes.
Et la possibilité de jouer véritablement les musiques, via un ocarina ou tout autre véritable instrument de musique, est simplement géniale.




